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Le Prisme, un collectif, un projet photographique

 

Un collectif 

Depuis plusieurs années, au gré de différentes expériences et voyages, les cinq membres du Prisme travaillent et nourrissent une production photographique continue.
A l’aune de la réalisation, de la lecture et de l’analyse de ce fond d’images est né l’envie de formaliser et de structurer ces travaux.
Animés d’une sensibilité et d’une envie commune, Christophe Daviau, Jonathan Thevenet, Bruno Perrin, Emmanuel Spassoff et Antoine Quereuil décident d’un cadre pour donner une direction intellectuelle et artistique à leurs propos en créant le collectif Le Prisme.

Un projet 

De ces lectures d’images naît la sensation que ces photographies de paysages tendent vers une expression du vide, propre aux ambiances de certains univers cinématographiques.
En outre, au delà de l’approche esthétique, se dégage une réflexion sur ce que peut être la description du paysage et plus particulièrement sur la représentation du territoire.
Dès lors, il convient d’observer, au travers du cadre photographique, les interactions entre la nature (brute ou façonnée) et l’action de l’Homme et, ainsi, de tenter d’appréhender les traces de ce dernier sur “son” territoire.
Les images proposées oscillent entre une dénonciation de l’intervention de l’Homme sur son environnement et une certaine forme d’admiration pour ces nouveaux décors imposés avec lesquelsnous composons désormais.
Ce qui commença par des lectures d’images communes, s’est, aujourd’hui, enrichi du travail collaboratif.
Sur la base d’une méthodologie définie en amont collectivement, chacun traite un travail photographique propre, qui, assemblé au coeur du Prisme, propose un spectre plus large de l’observation d’un paysage : un territoire.

 

Le Prisme, une réflexion, un travail enrichi d’interactions

 

Une réflexion sur la notion de paysage

Il n’est pas aisé de savoir comment l’on passe de l’observation d’un paysage à sa représentation picturale.
Ce que l’on appréhende, en revanche, c’est le processus d’apparition de ce paysage.
Sont rassemblées, dans cette alchimie, deux forces majeures:

  • La première demande de saisir, de rassembler, d’organiser, les différents composants présents dans ce que peut couvrir, d’un coup, l’oeil, comme élément d’une étendue du pays que l’on voit d’un seul aspect…
  • La deuxième, essentielle, découle de la première. Le paysage, cette étendue que l’on voit, nécessite un spectateur pour exister. Le paysage n’est une réalité que pour une conscience qui l’aperçoit.

 

Volonté d’interagir autour de la notion de paysage

C’est en s’appuyant sur ces postulats que Le Prisme tient à présenter son travail d’auteurs de manière collaborative avec les différents publics invités à le découvrir.
Le collectif souhaite, à ce propos, faire naître échanges et dialogues autour de sa production artistique tout autant qu’autour d’évènements interactifs qui animent ses expositions.
Ainsi, à l’aide de différents supports aussi pédagogiques que ludiques, Le Prisme cherche à intégrer le spectateur à sa réflexion.
Dans une perspective plus large, et intégrant la photographie comme outil de médiation culturelle, Le Prisme se propose d’intervenir auprès d’institutions, collectivités, associations, soit pour y mener des actions de sensibilisations aux problématiques de territoires (avec comme médium, l’image), soit pour y conduire, dans le cadre d’un projet pédagogique, notamment auprès des scolaires, un travail, une réflexion sur la photographie comme support et instrument de création d’un paysage, d’un territoire.
Par ailleurs, il nous est possible d’animer des ateliers photographiques auprès de différentes populations, concernées par la problématique de l’aménagement du territoire, ou sensibles aux divers bouleversements de leur environnement, en milieu rural autant qu’urbain.

Photographier, c’est un peu s’approprier, apprivoiser. C’est aussi une forme d’écriture, un mode d’expression qui s’apprend et qui permet la prise de recul nécessaire à la décision.

Nous sommes ouverts à toutes propositions qui permettent l’échange et l’enrichissement mutuel, ainsi qu’à tous les projets de recherche liés au paysage, au territoire, à ses mutations et évolutions.

 

Découvrez le travail du Prisme